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Chronique de Nuremberg – 3ème âge

Nuremberg, weißer Turm.

Le premier document mentionnant la ville de Nuremberg, connue sous le nom de Norenberc, date du 16 Juillet 1050 et est dû à l’empereur Henri III (1017-1056).

En 1219, le futur empereur Frédéric II remet à Nuremberg, qui n’était encore qu’une ville royale sans autonomie, sa fameuse Große Freiheitsbrief. Hans SACHS et les Meistersinger donnent dès le XIIIème siècle un nouvel essor à la poésie allemande. Ils inspireront à Richard WAGNER son opéra de 1868, Die Meistersinger von Nürnberg.

En 1349, l’empereur Charles IV autorise la destruction du quartier juif pour édifier une grande place du marché : plus de 560 habitants sont assassinés ! En 1356 se déroule une étape majeure dans l’histoire de Nuremberg : Charles IV signe la loi impériale de la Bulle d’Or. Désormais, les 7 princes-électeurs élisent le nouveau roi qui doit tenir son premier Reichstag à Nuremberg. Les automates de la Frauenkirche nous le rappelle.

Le 29 septembre 1423, l’importance de la ville est à nouveau renforcée lorsque l’empereur Sigismond lui octroie les privilèges de

  • la conservation de la garde des joyaux de la couronne impériale -les regalia impériales– ;
  • leur présentation chaque année aux citadins, le 14ème jour suivant le vendredi saint, lors d’une cérémonie de monstration (Heiltumsweisungen) ;
  • la tenue d’une foire de deux semaines, commençant le jour de la monstration.

La conservation des regalia impériales inaugure un âge d’or pour la ville : du XVème au XVIème siècle, Nuremberg s’impose comme une vraie cité artistique et comme le berceau de l’humanisme allemand. En effet, de grands artistes, notamment le peintre Albrecht Dürer, créent à Nuremberg des œuvres d’une importante notoriété. Dans le domaine de l’astronomie, Nicolas Copernic publie à Nuremberg en 1543 De Revolutionibus orbium coelestium (De la révolution des sphères célestes).

Notre programme

Ce matin, nous avons découvert la vieille ville de Nuremberg, ses églises Sebalduskirche et Lorenzkirche et les quartiers qu’elles identifient, délimités par le Pegnitz. Nous avons découvert murailles, portes, places et histoire, l’hôpital du Saint-Esprit, les ponts, la maison du bourreau… Bref nous avons fait connaissance et en avons profiter durant la pause midi.

L’après-midi, nous avons été accueillis au Germanisches Nationalmuseum pour progresser de la préhistoire à l’âge baroque avec une insistance particulière sur le Moyen-Age et sur Nuremberg.

Nous avons profiter du temps restant pour déambuler et découvrir encore quelques merveilles de Nuremberg. Fatigués et pourvus après avoir gravi la colline du château, nous pûmes souffler avant le dîner !

Entre celui-ci et un temps de détente mérité, Madame Haenel veilla à nous faire travailler encore un peu sur nos saynètes courtoises dans la perspective d’une représentation que nous pourrions donner au pied du château.

Demain, lever tôt… pour s’émerveiller à Bamberg, patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un pont à Nürnberg…

Cette photo prise aujourd’hui à Nürnberg évoque le Ponte di Rialto, l’un des quatre ponts qui traversent le Grand Canal de Venise. Le plus ancien des ponts vénitiens (fin du XVIème s.) est aussi le plus célèbre ; au point qu’il a plu aux nurembergeois qui ont décidé de s’en inspirer !

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