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Constance – « L’Australie mine sérieusement le désir de revenir en France »

Constance, élève de première césure, nous donne des nouvelles de son séjour en Australie. Cette expérience lui permet de découvrir la vie australienne, parfaire son anglais tout en lui permettant de continuer sa scolarité au Collège Episcopal Saint – Etienne sans prendre de retard. Elle nous raconte tout dans cet article!

 

Je m’appelle Constance TRIPONEL, j’ai 16 ans et je suis en 1ère Scientifique. J’ai la chance d’avoir pu partir en Australie plus précisément à Riddells Creek, petite ville située à 40 minutes de Melbourne dans le nord-est de l’Australie et ce durant cinq mois. Je suis très heureuse et privilégiée de pouvoir vivre cette expérience hors du commun me permettant de découvrir un nouveau pays, de connaitre une nouvelle culture et de vivre au rythme des Australiens. Je porte également un uniforme et les règles de vie de mon lycée sont différentes de celles existant St Etienne. Je considère ma famille comme ma seconde famille. La maman se nomme Lisa, le papa Glenn et leur fille Morgan, également âgée de 16 ans. Morgan c’est la sœur que je n’ai pas eue.

Mon lycée privé se situe dans les montagnes, dans la ville de Woodend. Le port de l’uniforme est obligatoire ainsi que l’interdiction de porter des bijoux et l’obligation de s’attacher les cheveux… La durée d’un cours est de 1h20. Nous avons trois cours avant la pause « lunch » et une pause de 10 minutes entre chaque cours puis encore une 1h20, je finis donc à 15h35 tous les soirs puis j’entame une quarantaine de minutes de bus. Il y a une assez grande liberté pendant les cours : les élèves peuvent utiliser leur téléphone et écouter de la musique ou bien discuter. Mon choix des matières s’est porté sur l’Anglais, les Mathématiques, les Sciences, » Business, Money and Law » (SES). Je trouvais cela intéressant de connaitre les lois australiennes, le fonctionnement politique et économique de ce pays. J’ai également opté pour le cours de Français afin de découvrir comment les anglophones appréhendaient notre langue (bien évidemment je faisais les exercices et contrôles en anglais sinon c’est trop facile 😉) Puis « Food » donc des cours de cuisine cela correspond vraiment à l’expression « travailler tout en s’amusant ».

 

 

La qualité des australiens c’est la qualité de leur accueil et disponibilité. Dès mon arrivée dans la famille, j’ai tout de suite été considérée comme étant l’une des leurs. Il en a été de même pour l’intégration dans mon nouveau lycée. Il y a eu évidemment une petite phase « d’observation » mais il s’agissait surtout de curiosité de la part des élèves mais aussi des professeurs.

Le soir de mon arrivée je ne me rendais pas compte que j’allais rester ici pendant cinq mois mais la maman et la fille m’ont tout de suite mis à l’aise. Les gens sont beaucoup plus ouvert d’esprit mais il faut bien que vous sachiez qu’on n’a pas les mêmes habitudes, que c’est DIFFERENT. Il faut bien un mois d’adaptation il porte bien son nom. S’ADAPTER, c’est à nous de faire des efforts pour se faire des amis, pour aller vers les gens. Les deux premières semaines il y a tout le monde qui te pose des questions, ils ont envie de te découvrir et tu as envie de découvrir ton nouvel environnement et ta nouvelle famille… Pour ma part c’est les plus difficiles car tu ne comprends pas tout en anglais tu as souvent mal à la tête car tu dois réfléchir pour pouvoir comprendre mais après trois semaines, la « progression » en anglais se fait ressentir. Pour le travail en Australie et le travail en France il faut être organisé, se faire un planning mais aussi d’informer votre famille et l’école dans laquelle vous irez que vous faites un double cursus. Mais après cela devient la routine mais c’est pour cela qu’il est conseillé de ne pas passer son temps à correspondre avec ses amis français, sa famille … Mieux vaut passer du temps avec votre nouvelle famille, partager aussi bien leurs loisirs que leurs coutumes, leurs cultures, leur mode de vie tout simplement. Il n’est pas interdit bien au contraire de leur apporter notre culture française, de les familiariser avec notre langage. C’est un ECHANGE, chacun s’enrichit de la culture de l’autre. Pour ma part je pratique de l’équitation et j’ai eu la chance incroyable de « tomber » dans une famille de cavaliers. Morgan me laisse monter son cheval et cela se passe chez eux.

Ce qui m’a surpris dans ce pays agréablement, c’est la bonne éducation des garçons, ils vous tiennent la porte et vous laissent passer en priorité… « Les Français : prenez-en de la graine ».  Je reviendrai également en France en sachant faire un nœud de cravate (obligatoire avec l’uniforme). Et quelques fois c’est marrant car je mélange le français et l’anglais dans une même phrase.   J’étais dans un supermarché pour m’acheter des affaires scolaires pour environ 30 dollars mais ma carte bancaire ne marchait pas donc la maman s’avance pour payer et le caissier âgé d’une vingtaine d’année m’a dit « je paye pour toi, cela ne me dérange pas » et puis il a payé en tapant sa carte la maman s’avance et demande pourquoi il a fait cela (gentiment) et il a dit « il y a aucun soucis sa carte ne marchait pas, ça me fait plaisir) je l’ai remercié et je suis partie. (C’est pour montrer la gentillesse des australiens).

C’est une expérience EXTRAORDINAIRE que je vis actuellement, j’ai conscience que je suis privilégiée d’avoir pu vitre tout cela à mon âge. On revient plus « grandi » plus « riche » d’un tel séjour tout en perfectionnant son niveau anglais. C’est une expérience unique dans ma petite vie d’adolescente et j’en reviens avec une sœur de cœur.

Si vous avez cette chance profitez à fond. C’est juste exceptionnel. Je suis tellement heureuse d’être ici. C’est une expérience dont je me rappellerai toute ma vie et cela confirme que plus tard je veux travailler à l’étranger et pourquoi pas en Australie 😉

« Australia seriously undermines the desire not to return in France. 😊 »

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